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Je voudrais.
Je ne voudrais plus que les larmes de la mère ne se mêlent a la sève de la rose , Ni que le sang du glaive n’abreuve les veines de la terre. …..Aie pitié soleil des tropiques ! …..Aie pitié ! Je ne voudrais plus voir les mouches dévorer l’affamé , Ni les charognards guettant le trépas . Je voudrais prier prés de vous mères à genoux , L’enfant qui ne connut ni enfer ni paradis …..Ni même tombe fleurie . Je voudrais les voir crever ces chiens affamés Jetant sur les trottoirs des vierges aux seins nues . Ces généraux aux étoiles de feu , Inondant de larmes et de sang le linceul de la liberté . Je ne voudrais pas que le bourreau et sa lame fine , Effleurent la voix de l’ombre …. -----De celle qui osa dire---- Mort au président . Je voudrais boire jusqu’à l’ivresse Les interdits du général . …..Je voudrais voir s’ouvrir les tombes de vérités ensevelies , Pour écouter la douce musique de ceux qui nous ont aimé . Je voudrais voir tous les yeux de la terre ouverts grands comme des soleils , Toutes les narines humer le thym et le romarin , Je voudrais monter sur la lune , Demander a Mars Vénus et Saturne Si le vol des anges à soulevé leur poussière . Je voudrais enlacer la terre de mes deux bras Caresser l’Inde et Cuba . Je voudrais poser mes lèvres sur les pierres les plus brûlantes , User mes pieds dans les sables du désert et les neiges polaires , Je voudrais mordre tous les fruits de la terre , Boire aux ruisseaux les plus secrets , Je voudrais voir toutes les mains tendues , Comme une cathédrale amoureuse des étoiles . Je voudrais parler avec Dieu négocier avec Satan , Je voudrais descendre dans les entrailles de la terre Pour voir si le feu ne s’arrêtera pas demain . Je voudrais dans un délire d’amour Hurler ma révolte et ma joie , Puis mourir prés de Toi. Lb
Début des années 1980
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